cours revu en 2026
Il est indispensable de bien maîtriser son langage et de toujours définir en quel sens on emploie tel ou tel concept.
Vocabulaire. 1. Notions-repères 2. Notions programme 3. Faux amis
Dictionnaire en ligne : http://dicophilo.fr
Les « mots ». Le vocabulaire. « Vox« , latin, la voix.
En termes très simples, les mots sont d’abord des vibrations sonores, arbitraires et conventionnelles, posées par les êtres humains, comme des étiquettes (sonores), sur des objets.
Le mot ne dit pas ce qu’est la chose. Vibration sonore « posée » sur un objet
* Vibrations sonores. Le souffle, activant les cordes vocales, produit la voix. La voix est modulée par la « bouche », la langue, la gorge, le palais, les dents, les lèvres… (Voir les analyses des linguistes).
* Les mots sont arbitraires. Les milliers de groupes humains ont chacun inventé des mots différents pour un même objet. Voir les différentes langues et patois. D’autres mots apparaissent régulièrement au cours du temps …
* Ils sont conventionnels. Au sein d’un même groupe, il est nécessaire, d’utiliser les mots inventés par le groupe pour se comprendre.
Les mots peuvent être ensuite écrits ou pensés.
Les objets sont de natures différentes.
Il y a les objets concrets, matériels, visibles ou perceptibles pas les 5 sens qui sont répertoriés par des mots : caillou, table, arbre…
Les concepts désignent des objets abstraits, immatériels : justice, liberté, beauté, vérité, âme, etc.
Les symboles désignent des images qui renvoient à des concepts ou à des valeurs : cœur / amour, colombe / paix et liberté, etc.
Notions générales / Les concepts en philosophie.
Philosophie
a. Définition ancienne : amour (philo) de la sagesse / connaissance (sophia)
b. Définitions diverses : systèmes d’idées (tous les philosophes ne sont pas d’accord sur une définition univoque.)
c. Attitude d’interrogation (le comment et surtout le pourquoi sens, finalité raison d’être ) de l’être humain sur l’existence, le monde, la société etc. et ensemble des réponses proposées. désir de sens, quête de vérité, systèmes de réflexion…
Esprit / âme / corps : triple nature de l’être humain. Dans les textes, énorme flou sémantique, ambiguïté, confusion de langage à travers les siècles ! Esprit confondu avec âme, conscience, pensée… à vous de décoder le sens.
Dans un devoir pensez toujours à préciser en quel sens vous prenez la notion. Pour plus de clarté, je propose de garder un sens métaphysique pour l’esprit et un sens psychologique pour l’âme (psychè en grec).
1. Esprit.
a) sens métaphysique (vient du latin spiritus le souffle), dans notre culture occidentale en relation avec la création de l’homme par le « souffle » divin. Substance invisible, immatérielle, immortelle, consciente d’elle-même. Nature « adamantine » (= diamant) de l’être humain selon Platon.
b) sens intellectuel : ensemble des facultés = intelligence = pensée. Cultiver son esprit. Esprit large. Esprit étroit. Simple d’esprit.
c) sens littéraire : le sens profond et vrai d’un texte. Interpréter selon l’esprit, et non selon la lettre
d) sens social : humour. Faire de l’esprit. Les mots d’esprit. Etre spirituel.
e) sens populaire : entité invisible qui peut errer, fantômes, esprits « mauvais esprits…
f) sens technique : alcool. Cf. « esprit du vin. »
2. Âme
Âme (anima veut dire aussi souffle en latin, en grec psyché = âme et souffle).
a. sens métaphysique : âme a très souvent le même sens qu’esprit ! Principe spirituel immortel, parcelle de divinité = conscience. L’âme et le corps. « Il a rendu l’âme » = il est mort, son âme s’est détachée de son corps.
Mais aujourd’hui l’évolution de la pensée et du langage a orienté la notion d’âme (psyché) vers celle de « psychisme » différent de l’esprit.
b. sens psychologique : psychisme = la vie intérieure consciente et inconsciente d’un sujet et toute sa résonance affective, le monde des émotions, des sentiments.
c. sens « poétique« . Le type de sensibilité d’un être. « L’âme du poète ». « L’âme d’un pays » = toutes ses facultés morales, sentimentales. « Une âme riche. »
c) sens technique : la qualité de résonance d’un instrument de musique. « l’âme d’un violon ».
3. Le corps : la partie matérielle de l’être humain, visible, vivante et mortelle.
Pensée
– a) sens large : toutes les facultés de l’esprit et l’esprit lui-même (au sens b). Définition de Descartes: « Qu’est-ce qu’une chose qui pense? C’est une chose qui doute, qui entend (= qui comprend), qui conçoit (= qui fabrique des idées), qui affirme, qui veut, qui ne veut pas, (= qui exprime sa volonté et sa liberté), qui imagine, et qui sent. »
Dans cette définition toutes les facultés sont confondues : pensée = esprit = âme = conscience = intelligence = jugement = volonté = imagination = perception. Cette définition est beaucoup trop vague !
– b) sens étroit : la faculté de produire des idées, des raisonnements et des jugements (= le mental, l’intelligence, l’intellectualité). La fonction du mental est de réfléchir = de fabriquer avec les mots et les idées, un reflet du réel. (= réflexion)
– c) le résultat de ce travail = l’ensemble de toutes les idées produites : exemple, la pensée de Platon
(Attention, pour les penseurs modernes, d’une part la pensée est le résultat de la parole, d’autre part toute pensée n’est pas nécessairement consciente, puisque nous recevons des messages de notre inconscient.)
1 Les notions-repères du programme.
Absolu : (du latin absolutus qui est détaché) ce qui est coupé de tout, inconditionnel, qui existe en lui-même, achevé, complet, parfait. Les croyants voient en Dieu un absolu. Le pouvoir absolu (absolutisme) est un régime politique où le « Prince », le détenteur de tous les pouvoirs gouverne, seul, sans aucun contrôle.
Relatif ce qui dépend d’autre chose.
Abstrait : (du latin abstractus, séparé), caractères d’un objet qui peuvent être saisis par la pensée, donc immatériels.
Concret (Du latin concretus épais, dru), qui peut être perçu par les sens (vu, touché etc.), matériel.
En puissance : potentiel, énergie ou force contenue, pas réalisée. Exemple la puissance d’un moteur (qui n’est pas en train de rouler).
En acte : force qui s’exprime dans le réel, qui se réalise.
Analyse : processus qui décompose un objet (abstrait ou concret) en éléments plus simples, soit en pensée soit matériellement.
Synthèse : (du grec syn, en même temps) qui regroupe tous les éléments d’un ensemble en un résumé clair.
Concept : (du latin, conceptus = tenu ensemble), une pensée dont le contenu peut être défini (contrairement à la notion)
Image : correspond à une représentation visuelle (ou présente à l’esprit) d’un objet. Ombre, reflet, tableau, photographie, rêve…
Métaphore : figure de style qui désigne un objet par un autre objet qui lui ressemble. Le cœur métaphore de l’amour.
Analogie. Ressemblance entre deux relations. Le roi et son peuple // Le berger et son troupeau.
Contingent : qui semble être là sans raison, qui pourrait ne pas exister ou être différent.
Nécessaire : ce dont l’existence est obligatoire, indispensable, qui ne peut pas ne pas exister.
Croire : adhérer par la foi à une proposition, sans preuve.
Savoir : adhérer à une proposition parce qu’on a la certitude ou la preuve de sa véracité.
Dialectique.
1- Pour Platon, raisonnement fondé sur la discussion et la confrontation entre les différents points de vue. Elle implique le DIALOGUE.
2- Pour Hegel, la dialectique est un processus d’évolution universel. Dans tous les domaines, il y a des oppositions – Thèse / Antithèse – présentées par des êtres, des forces, des objets…qui amènent à une transformation : une Synthèse.
L’Être :
a. Sens absolu, terme indéfinissable.
b. Sens commun = exister. « To be or not to be ».
c. Un être : état de quelque chose pensable, imaginaire, réel, irréel = qui existe ou n’existe pas. « Je vois un être » = ne dit rien sur l’essence de cet être.
Être : auxiliaire = peut servir « d’outil », de copule pour signifier différents types de relations entre 2 objets ; « le ciel est bleu », « Socrate est un homme ».
d. Être : verbe définit le statut, la position de quelque chose, la présence
Exister : ex-ister = dont la réalité s’impose à la conscience ou à la connaissance.
« Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Leibniz.
Essentiel : « Ce qui est considéré comme le fond de l’être », sa nature profonde, ce qui est le plus important, indispensable pour le définir. Essence de = de quoi cet être est fait, définition
Accidentel : ce qui arrive par hasard, ce qui est contingent.
Essence : de quoi est faite une chose, ce qui fait qu’elle est elle-même ce qu’elle est et pas une autre chose. Définition = ensemble des caractères qui permettent de la comprendre, de la concevoir. Le mot « nature » peut être utilisé avec le même sens qu’essence : nature de l’être humain ou essence de
Existence : le fait que quelque chose soit, surgisse dans le réel.
Exemple : illustration d’une proposition par un fait concret ou historique ou un récit littéraire.
Preuve : « un fait, un témoignage, un raisonnement qui permet d’établir de manière irréfutable la vérité ou la réalité de quelque chose ».
Expliquer : (du latin explicatio, déplier, dérouler). Raisonnement qui décrit les causes et les conséquences d’une proposition ou d’un phénomène.
Comprendre : appréhender les relations – le comment et le pourquoi – qui existent entre choses et percevoir les causes et les conséquences.
En fait : ce qui est constaté dans une situation réelle.
En droit : ce qui est légal ou moral.
Formel : structure, loi, d’un raisonnement, (forme en géométrie : figure constituée par les contours d’un objet.)
Matériel : (du latin, materia, matière, objets naturels, concrets)
* sens propre matière = réalité constitutive du monde physique, celui des corps, qui occupent de l’espace, s’oppose à « forme » ou à « esprit »
* sens figuré la matière d’un raisonnement ou d’un discours concerne son contenu, de quoi il est question.
Genre : genre est un rang taxinomique (classification) qui regroupe un ensemble d’espèces ayant en commun plusieurs caractères similaires. Exemple ; le vivant.
(En grammaire le genre exprime le masculin, le féminin ou le neutre. Cf. la « théorie du genre ».)
Espèce l’espèce est une division du genre. Exemple l’espèce humaine.
Individu : latin, individuum, indivisible. L’individu est une unité concrète.
Hypothèse : (du grec hypo, en dessous et thèsis, posé ou placé). Proposition à partir de laquelle on construit un discours ou un raisonnement sans savoir si elle est vraie ou fausse.
Conséquence : ce qui découle du raisonnement fondé sur l’hypothèse.
Conclusion : bilan ; résumé et réponse à la fin d’un discours ou d’un raisonnement.
Idéal : 1. qui n’existe que dans la pensée. 2. Qui atteint une perfection.
Réel : Mot piège. Ensemble de tout ce qui existe (Du latin exsistere, sortir de, se manifester se montrer) présence effective des choses, du monde.
Réalité objective à l’extérieur de soi, Réalité subjective à l’intérieur de soi, Réalité nouménale inaccessible, Kant.
Identité :
* Sens commun : les différentes étiquettes à partir desquelles un individu se définit.
* Philo : ce qui fait que je suis unique au monde.
* Identique = le même à tous points de vue.
Les notions « même et « autre » sont indéfinissables. Il n’y a que « moi » qui sois identique à « moi-même ». Egalité : de même valeur en quantité, qualité, droit. Êtres humains, différents mais égaux en droit.
Différence : ce qui distingue un être d’un autre.
Je : présence invisible à soi-même, singularité, impression qu’elle est toujours la même à travers la durée de la vie = conscience ?
Moi / ego : aspect de mon être qui se manifeste dans le monde, qui se modifie et se perçoit ou se définit par une série d’étiquettes. Sentiment d’unicité. (égoïsme, égocentrisme…)
Je # Moi : dédoublement. Je me connais = je connais moi. (« pour-soi » chez Hegel)
Impossible : ce qui (pensée, action, volonté, désir) qui se heurte à un obstacle ou une limite (mentale, logique, sociale, morale, légale, concrète) qui l’empêche de se réaliser ou d’exister.
Possible : ce qui satisfait à un ordre de réalité, de normalité, de logique, de moralité pour se réaliser.
Intuitif : ce qui relève de l’intuition = connaissance intérieure, immédiate, évidente qui ne relève pas d’un raisonnement.
Discursif : discours qui procède d’un examen par la pensée, le raisonnement
Légal : qui obéit (respecte) aux lois.
Légitime : ce qui est valable en droit, conforme à des valeurs reconnues justes par la société.
Max Weber propose trois types de légitimité :
* La tradition : ce qui s’est toujours fait dans le passé, ici la transmission du pouvoir par hérédité. On est prince parce que fils de prince.
*Le charisme : l’amour du peuple, celui que le peuple reconnaît comme son « prince » par un choix affectif.
*La légalité : la conformité aux lois.
Médiat : latin medium ce qui est entre, intermédiaire, un passage par des degrés ou des étapes.
Médiateur = une personne qui se met entre des êtres, en général pour gérer un conflit.
Immédiat : pas d’intermédiaire, direct, instantané.
Objectif : qui est conforme à la réalité, impartial, qui ne fait pas intervenir la personnalité.
Subjectif : ce qui dépend d’un individu, de ses désirs, de ses opinions, facteurs personnels.
Intersubjectif : qui concerne les relations de personne à personne ou qui relève de la subjectivité
collective.
Obligation : devoir moral, religieux, social auquel on peut s’opposer ou consentir, obéir librement.
Contrainte : force exercée contre un être pour l’obliger à agir contre sa volonté.
Origine : ce qui précède l’apparition d’un phénomène ou d’un événement.
Commencement : apparition de quelque chose dans le temps et dans l’espace, naissance.
Fondement : ce sur quoi repose un raisonnement, une institution, une construction …) et qui est
essentiel pour assurer sa validité ou sa solidité.
Persuader : se servir des émotions, de la flatterie des désirs pour amener quelqu’un à croire quelque
chose.
Convaincre : se servir du raisonnement pour amener quelqu’un à partager une vérité ou un avis.
Principe : du latin princeps ce qui est premier dans l’existence ou dans la connaissance. Affirmation en
général indémontrable (axiome) qui sert de base à un raisonnement.
Cause : force qui produit un effet (voir les 4 causes d’Aristote dans le cours sur la Raison)
Fin : but, finalité, dessein, sens de la vie par exemple.
Public : ce qui appartient au domaine de la collectivité, de la société
Privé : ce qui appartient à la sphère de l’intime, du personnel.
Ressemblance : similitudes de quelques aspects entre deux êtres.
Analogie : raisonnement qui établit une similitude d’un rapport entre deux termes. Exemple roi / peuple = berger / troupeau
Sens :
- Les 5 sens : vue, ouïe, goût, odorat, toucher.
- Le ou les sens : retrouver sa présence consciente après un évanouissement ou un égarement.
- Le sens commun = l’avis, le jugement de la foule
- Le bon sens … la capacité de juger, appréciation juste et claire du réel. .
- orientation, Direction.
- d’un message, d’un texte, d’une œuvre = ce que l’auteur a voulu « dire ». Signe. Le signe linguistique d’après Saussure est double : Signifiant / signifié. C’est l’une de ses caractéristiques essentielles.
- Le sens de la vie c’est à dire la finalité de l’existence. Quand un philosophe parle du SENS en général, il entend l’ensemble des réponses à la question « POURQUOI« . Pourquoi le monde existe-t-il ? Pourquoi existé-je ? Mon existence a-t-elle une raison, un but ? Raison d’être du monde, de notre existence = finalité (sens de la vie), valeur …
Théorie : système de pensée.
Pratique : manière d’agir dans le monde concret.
Transcendant : en dehors du monde, au-delà des limites et d’un ordre supérieur.
Transcendantal : cf. ce qui relève des données de « l’entendement », c’est à dire de la structure de notre esprit ou mental, dans la connaissance du monde. Voir théorie de Kant.
Immanent : qui appartient au monde, qui fait partie de la nature d’un être, à l’intérieur de lui.
Universel : qui concerne tout ce qui existe.
Général : qui s’applique à un grand nombre de cas ou d’individus.
Particulier : qui concerne un individu ou un seul groupe.
Singulier : qui se rapporte à un seul individu, unique.
Vrai : adéquation d’un discours à ce qui est. Discours conforme au réel.
Probable : qui a une apparence de vérité / qui pourrait se produire dans le futur.
Certain : ce dont on ne peut pas douter.
Existence : présence d’une réalité concrète, matérielle ou abstraite, justice, liberté, harmonie, beauté…
Vie : la vie est une énergie invisible, insaisissable, indéfinissable, ce qu’on peut analyser ce sont les caractères de ce qui vit = le vivant : existence et vie sont souvent confondues dans le langage courant.)
En-soi : être ou objet sans conscience, comme enfermé en lui-même. (Hegel)
Pour-soi : être conscient de lui-même. Il peut se dédoubler, prendre de la distance par rapport à lui-même.
En-soi-pour-soi (Sartre) : être qui s’identifie à son éducation, profession, … rôles = en-soi et qui oscille entre ses rôles et la conscience de lui-même.
2 Notions du programme.
Art
1. Définition ancienne « ART » signifiait autrefois un « savoir faire », c’est-à-dire une technique, artisan. (Art du potier)
2. Définition traditionnelle (beaux arts) : L’art est la beauté « fabriquée » par l’être humain. (Beauté existe dans la nature & dans l’art)
a) idéal de perfection = un « beau » geste, un « beau » raisonnement.
b) Ce qui produit un plaisir esthétique = satisfait le goût.
Le jugement de goût (analyse de Kant))
3. Sens contemporain : un langage original qui envoie un message.
Autrui = personnification de l’autre, celui qui est à la fois séparé de moi et différent de moi. = un « moi qui n’est pas moi. » SARTRE.
Bonheur : ce qui arrive de « bon » = ce qui produit de la satisfaction, du plaisir, de la joie… (voir les 7 niveaux dans le mythe du paradis Terrestre, Bible.)
– Physique, satisfaction des besoins du corps et des désirs matériels …
– Esthétique, satisfaction du goût de la beauté, univers de l’esthète …
– Affectif, bien-être sentimental, le cœur ….
– Mental, plaisir de l’intelligence, de bien maîtriser sa pensée, de tout comprendre ….
– Moral, l’innocence, la vertu, être en accord avec les lois de sa conscience …
– Psychique, sérénité, quiétude, équilibre intérieur …
– Métaphysique, trouver un sens à sa vie, au monde …
Conscience
1. Sens large : Ensemble des facultés mentales (esprit, conscience morale, raison logique, pensée, intelligence … etc.) Monde intérieur invisible.
Capacité de dédoublement = connaissance de soi.
2. Sens moral : perception du bien et du mal = conscience morale.
3. Sens philosophique : éveil, présence à soi et à l’univers. Unicité, solitude, valeur absolue. (cf. Socrate « je » différent du « moi »)
L’Inconscient est « Le lieu psychique où sont refoulées les représentations (souvenirs, images, mots, signes, chiffres,…) inaccessibles à la conscience » Freud.
Ne pas confondre avec l’adjectif « inconscient » = privé de conscience : une pierre. Pendant le sommeil ? Coma ? Animaux ?
Culture / Civilisation / Anthropologie. (À mettre en relation avec la Nature).
a. Sens large : La civilisation = l’ensemble des phénomènes produits par l’être humain ; techniques (outils), rites, arts, langage, croyances, mœurs, connaissances … (tout ce qui le distingue de la Nature) = Anthropologie.
b. L’ensemble des êtres humains.
2. Sens étroit :
– soins donnés à la Terre (agriculture, apiculture, pisciculture …)
– ensemble de pratiques, (techniques, rites, arts, langue, traditions, croyances, connaissances, normes …) propres à un peuple donné. (Exemple on peut dire « Culture chinoise » ou « civilisation chinoise »).
3. Sens usuel : niveau de connaissances = Homme cultivé.
Attention :
Homme = être vivant faisant partie de la civilisation et être masculin.
Etre humain = ensembles des êtres masculins et féminins appartenant à la civilisation.
Nature
* sens propre : tout ce qui existe en dehors de la civilisation, qui n’a pas été créé par elle, règnes minéral, végétal, animal.
* sens figuré : essence.
Démonstration :
– Sens commun : une démonstration consiste à faire voir (Monstrare en latin signifie montrer) exemple une démonstration de puissance.
– Sens philosophique la démonstration est un raisonnement logique dont le but est de « prouver » une vérité.
Désir
Désir = prise de conscience d’une tension (= souffrance) et de l’objet qui peut la satisfaire (= satisfaction, produit du plaisir) Origines : nature (pulsions, sexe), société (consommation), inconscient (voir Freud). (Ne pas oublier pas les différentes théories … Platon Banquet / Hegel/ etc. et René Girard : le désir mimétique et la découverte des « neurones-miroirs » par la science.
Devoir. Le devoir s’exprime par un ensemble de contraintes et d’interdits : « Tu dois », « tu ne dois pas ».
a. devoir moral se présente à l’homme comme un ordre, un commandement, une obligation d’accomplir (ou de ne pas accomplir) une action. La finalité du devoir est le respect du Bien et l’évitement du mal. L’innocence qualifie l’état de celui qui « ne nuit pas », donc qui ne fait pas le mal.
b. devoir social ou Droit est d’abord défini comme le respect des lois de la société c’est à dire de la justice.
c. devoir de la conscience = voir les « impératifs catégoriques » de Kant
Droit : la codification sociale de la justice
1. Ensemble de règles qui autorisent certains comportements actes, qui ouvrent des voies, permission.
2. Ce qui est conforme à la loi, et par suite l’ensemble de toutes les lois (lesquelles comportent évidemment des interdits.)
3. Ce qui est conforme aux exigences morales universelles.
4. Pouvoir d’exiger, de revendiquer en fonction de ce que la conscience humaine reconnaît comme moralement légitime.
Esprit
a) sens métaphysique: substance incorporelle consciente d’elle-même, immortelle, de nature divine. Dieu est pur esprit. Dieu donne à l’homme son esprit.
b) sens intellectuel: ensemble des facultés = intelligence = pensée. Cultiver son esprit. Esprit large. Esprit étroit. Simple d’esprit.
c) sens littéraire: le sens profond et vrai d’un texte. Interpréter selon l’esprit, et non selon la lettre
d) sens social: humour. Faire de l’esprit. Les mots d’esprit. Etre spirituel.
e) sens populaire: entité invisible qui peut errer, fantômes, esprits « mauvais esprits…
f) sens technique : alcool, spiritueux. Cf. « esprit du vin. »
Échange Le triple échange à l’origine de la société. (Voir Lévi-Strauss cours Culture)
1. Social ou Physique : les personnes sont échangées, elles « circulent » d’un clan à l’autre. Des règles de parenté très complexes et très strictes s’établissent. Des liens se créent entre les familles. L’affectivité apparaît et exige une réciprocité.
2. Linguistique : il faut bien se parler donc trouver un système de communication pour s’entendre. Voir le langage
3. Economique : pour compenser la perte des bras forts du jeune homme, la famille de la jeune fille doit donner une dot.
Histoire
a. L’histoire, au sens large, est l’ensemble de tous les événements vécus par l’humanité, donc le passé humain.
b. L‘Histoire au sens précis, est la connaissance du passé humain, c’est-à-dire des événements vécus par l’humanité.
Interprétation
– action de décoder le sens obscur ou caché d’un message
– résultat de ce décodage : un langage qui dévoile ce sens.
L’interprétation met en relation le langage et le sens à tous les niveaux, philosophie, art, science, langage courant …
Justice : la Balance symbole de la justice. Idée de répartition « juste » c’est à dire qui respecte une équivalence, une égalité, un ordre, un équilibre, une harmonie entre des êtres, des valeurs = équité…
Être égal n’implique pas être identique : 1kg de plomb = 1kg de plume sous le rapport de poids)
Au moins trois niveaux :
– principe moral, idéal.
– vertu, une action qui respecte cet idéal.
– institution, le Droit, l’ensemble des contrats, et le pouvoir judiciaire, le « Ministère de la Justice » par exemple.
– Langage
a. Sens linguistique : la parole. Parler, c’est émettre une vibration sonore, à double articulation, et produire un système socialisé de signes, dans l’intention d’émettre un message pour soi-même ou pour un interlocuteur extérieur.
b. Sens large « la faculté de représenter le réel par un « signe » et de comprendre le « signe » comme représentant du réel, donc d’établir un rapport de « signification » entre quelque chose et quelque chose d’autre. » Benvéniste, Problèmes de Linguistique Générale. Art, science, rites etc. = langages.
Ne pas confondre communication et échange :
* Communication. Intention de réciprocité entre 2 personnes. Circulation des idées : communiquer, transmettre, partager, mettre en commun. Intersubjectivité. Communication, entente entre des consciences. Attention : Ne pas confondre communiquer et échanger.
* Echange = l’action de céder un bien contre un autre bien (troc, marché, commerce …) Circulation des biens. (Cf. Lévi-Strauss « Triple échange », individus, biens, paroles fondateur de la société humaine). Le commerce est un échange (produit contre monnaie) et non une communication. Le troc peut se pratiquer sans que les intéressés ne communiquent ou ne se voient !
Liberté : le fait d’être soi-même cause de ses pensées et de ses actions.
Est libre un être qui se détermine lui-même, à penser et à agir, par sa propre volonté et sans subir de contraintes externes (étrangères).
Matière : substance tangible (perceptible pas les sens, la vue, le toucher…) et qui occupe une « étendue » c’est à dire un espace. (Cf. Descartes l’analyse du morceau de cire).
(On appelle esprit une substance immatérielle, qui se manifeste par la pensée).
Morale comprend
a. l’ensemble des règles d’une société, fondées sur les mœurs et les traditions.
b. Règles de conduite qui nous sont données par notre conscience. On appelle « éthique », au sens contemporain, la réflexion qui cherche un fondement ou un principe universel (= existant chez tous les esprits) qui pourrait guider les conduites morales. Cf. Kant : les impératifs catégoriques.
Nature
1er sens, philosophique, le terme de nature = essence, il concerne les caractères, des propriétés qui définissent un être ou une chose. la nature de l’être humain = ce qu’il est = ce qui le définit = son essence.
2e sens très général, la nature c’est l’univers entier – du microcosme au macrocosme –tout qui nous précède et nous entoure et qui n’a pas été créé par l’être humain ; le minéral, le végétal, l’animal.
3e sens populaire, la verdure, les jardins, « se mettre au vert » s’oppose à urbanisation.
4e sens familier, être « nature » ou naturel = authentique.
Pensée
1. Faculté humaine esprit, conscience.
2. Le résultat de l’activité de l’esprit (discours, théorie).
Penser = activité mentale qui consiste à réfléchir c’est à dire à produire des idées et à raisonner = les organiser ensemble. S’exprime avec des mots ou par un langage intérieur.
Politique. : ÉTAT
Le mot « politique » a deux sens :
– Sens général : « politique » vient polis (en grec = cité), en ce sens la « politique » est l’ensemble de tout ce qui concerne l’art de vivre ensemble, en groupe donc tout ce qui concerne la collectivité c’est à dire la société.
Politique = public = social. C’est en ce sens qu’Aristote affirme : « L’homme est un animal politique », il veut dire que l’homme est fait pour vivre en collectivité, et non tout seul.
– Sens particulier : « Politique » vient aussi de Politeia (en grec = pouvoir, ETAT, gouvernement). En ce sens est « Politique » tout ce qui touche le pouvoir et ses différents rouages donc L’ETAT. Différents rouages du gouvernement. Organe d’un pouvoir politique situé au-dessus des individus, dont la fonction est de gouverner c’est à dire d’organiser la société humaine. Platon : théorie des « Rois-Philosophes ». Hobbes « L’homme est un loup pour l’homme. » Bakounine : Anarchisme. Montesquieu : Démocratie (séparation des pouvoirs). Rousseau : Démocratie etc.
Raison : Faculté de juger à 2 facettes.
– du VRAI et du FAUX = logique = Rationnel = philosophie, science, technique…
– du BIEN et du MAL = morale = Raisonnable.
Réel
Ensemble de tout ce qui existe (Comment savoir tout ce qui est ?)
– à l’extérieur de nous-mêmes = réalité objective : civilisation, nature (cosmos)
– à l’intérieur de nous-mêmes = Réalité subjective (conscience, inconscient, amour, vertu, valeurs : beau, vrai, bien, sacré …)
– Réalité nouménale en dehors de notre perception cf. Kant.
Religion se définit par
1. L’adhésion à un ensemble de croyances (formulées sous forme de doctrines ou de dogmes) en un monde surnaturel : la foi.
2. Le respect d’une morale : la loi.
3. La pratique de rites collectifs.
4. L’appartenance à une communauté.
Science
1. Définition ancienne : tout type de savoir ou de connaissance.
2. Définition moderne = par les scientifiques eux-mêmes :
a. Objet observable = situé dans l’espace et dans le temps.
b. Objet quantifiable = mesurable = exprimable dans un langage logico–mathématique.
c. Objet vérifiable = pouvoir prouver une théorie (ou une hypothèse) par l’expérimentation = répéter le phénomène en variant les paramètres.
d. Établissement de Lois = prévisibilité (mêmes causes produisent mêmes effets) = déterminisme.
Mathématique = « science pure ».
(Ce qui échappe à la connaissance scientifique pour l’instant = inconscient, art, esprit-conscience etc. Il existe des savoirs sur ces sujets qui ne relèvent pas de la science… et plus de 90% de l’univers (énergie et matière noires).
Société
– Société naturelle : ensemble organisé d’individus entretenant des rapports d’interdépendance réglés, exprimables sous la forme de règles naturelles. Exemple fourmilière.
– Société humaine : ensemble d’individus humains en relation d’interdépendance organisé par des règles conventionnelles, les institutions. Voir Culture.
Sujet :
a : sens commun : ce de quoi on parle, sujet de dissertation, objet, thème de réflexion ou d’un discours
b : sens politique : individu placé sous l’autorité d’un autre, d’un maître, d’un souverain. Assujettir = dominer. « Les sujets d’un roi, d’un empereur »
c : sens philosophique : Ce qui est placé sous l’individu visible, donc caché = un être invisible : la conscience = présence à soi-même, perception immédiate de sa propre existence. Être doué de conscience, qui peut dire « je », unique au monde, valeur absolue. Dignité. Respect.
Temps : invisible, indéfinissable.
On ne peut se le représenter que par le mouvement (écoulement de sable, déplacement d’une ombre, ou d’aiguilles dans un cadran ou par les « périodes de radiation de l’atome de césium 133…)
Le temps est ce qui rend possible le changement. Contrairement à l’espace que l’on peut parcourir dans tous les sens, le temps est à sens unique, irréversible, irrévocable. Nous n’existons qu’au présent qui fuit tout le temps.
Travail # Jeu.
1. Définition ancienne : = Gagner sa vie « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » Bible.
(travail vient du latin tripalium : torture). Activité humaine par laquelle l’homme produit ses moyens d’existence. Technique / Richesses / Progrès ? (Problème avec le machinisme)
2. Définition moderne (Marx)
Le travail est la transformation par l »homme, à l’aide de la technique, d’un objet naturel brut, en produit consommable, vital ou intellectuel. Dignité du travailleur. Droit
Technique
La technique est l’ensemble des moyens par lesquels l’homme aborde et transforme le monde réel.
Elle comprend les instruments qui permettent une lecture du réel et les outils, machines, robots, ordinateurs qui permettent une action et une transformation du réel. Produite par le travail de l’être humain et par la science.
Relation dialectique (interactions) entre le travail, la science, la technique et l’homme.
Valeur
1. philosophie : qualités, importance : Vrai, beau, bon … liberté, justice, bien-être, harmonie, amour, joie, sérénité, bonheur … = axiologie.
2. économie = prix d’un objet (en monnaie).
Vérité
Un langage adéquat au réel ou un discours conforme à son obje.
Attention :
1. Ne pas confondre Vérité et réalité.
2. Il existe plusieurs types de langages et plusieurs « régions » du réel.
3. Comment vérifier l’adéquation ou conformité au réel ?
Dans quels types de langages trouver La vérité ? Religion ? Art ? Philosophie ? Psychologie, psychanalyse ?
Science ?
Vie. Elle est indéfinissable.
– Ce que le sens commun entend par « vie » est l’intervalle de temps écoulé entre la naissance et la mort d’un être. Souvent la vie est confondue avec l’existence : par exemple dans l’expression « la vie après la mort ». Or, si l’âme existe, elle n’est pas « vivante » au sens propre
– On parle aussi quelquefois de la « vie » d’un tableau : « Wang-Fo (peintre chinois) avait le pouvoir de donner la vie à ses peintures » M.Yourcenar Comment Wang-Fô fut sauvé. Il s’agit en réalité d’une intensité d’existence, d’une plénitude ontologique et non de la vie au sens propre.
Ce à quoi on a accès c’est le Vivant.
1. Son unité est la cellule constituant ultime commun à tous les vivants, constitué d’un
noyau et d’un cytoplasme.
2. Echange avec le milieu : irritabilité cellulaire et perméabilité sélective.
3. Assimilation : le rôle du métabolisme est de pouvoir transformer ce qui lui est étranger en
sa propre substance.
4. Respiration : consommation d’oxygène et rejet de gaz carbonique.
5. Croissance : la cellule et l’organisme grandissent.
6. Autoréparation : cicatrisation par auto-division des cellules.
7. Reproduction par division des cellules (= naissance d’un être vivant identique) ou
Procréation sexuée par combinaison des chromosomes ou brassage génétique (naissance d’un être vivant original et unique – sauf jumeaux monozygotes-) Il existe un milliard de possibilités différentes lors de chaque fécondation.
A ces sept caractères traditionnels, il faut ajouter que le constituant de base du vivant est la molécule d’A.D.N. (acide désoxyribonucléique) molécule géante (macromolécule) à double hélice (modèle proposé par Watson et Crick en 1953). Cette molécule est elle-même non vivante, c’est bien là un paradoxe ! Elle pourtant est ce qui permet l’émergence du vivant.
3. Les faux amis Fin. Arrêt, terminé, limite… | |
| Fin but, dessein, finalité. « La fin justifie les moyens » Maître de l’esclave Maître du disciple Ludique. Relatif au jeu. Lubrique. Qui a des penchants déréglés pour les plaisirs charnels.Lucratif. Qui procure de l’argent. | |
Déserter. Abandonner un lieu ou un poste. Désertifier. Transformer une étendue en un lieu aride sans végétation. | |
Négation. Action de refuser une proposition. Dire qu’elle est fausse. Opposition.Négativité. Fait de pouvoir s’opposer à quelque chose ou à quelqu’un. Force qui en créant le conflit, permet un dynamisme et aboutit à une synthèse. Dialectique hégélienne. | |
Néant. Ce qui n’existe pas. Vide absolu. Non-être.Nihilisme. 1. Doctrine selon laquelle il n’y a pas de vérité ni de valeur morale ni de sens à la vie 2. Mouvement apparenté au terrorisme en Russie au XIX e | |
| Néantiser. Terme employé par Sartre, qui désigne le vide instauré par la conscience entre elle et ses objets, une sorte de mise à distance d’elle-même.Anéantir. Détruire tout jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. | |
| Homme. Être humain de sexe masculin Être civilisé. Être doué de conscience. Cf Diogène « Je cherche un homme ». Vivre. Exister sur un mode particulier en accomplissant les 7 fonctions des organismes. Cf. Biologie.Exister. Surgir du réel. Etre manifesté. | |
Eminent. Elevé. Imminent. Proche dans un futur immédiat. | |
Héritage. Transmission de biens, de connaissances…par succession, après décès.Hérédité. Transmission des caractères génétiques par voie biologique. | |
Obéissance. Respect de l’ordre et exécution de cet ordre. Adhésion libre de l’esprit.Soumission. Céder à une contrainte ou à un ordre contre sa propre volonté. | |
Contrainte. Force physique, psychologique ou morale exercée en vue de faire agir ou d’empêcher d’agir. Obligation. Nécessité légale, sociale ou morale d’obéir à une loi. Devoir. | |
Exogène. D’origine extérieure. Endogène. D’origine intérieure. | |
Libération. Processus qui consiste à dégager un être des contraintes ou des entraves qui gênent l’expression de sa pensée ou de ses actes. Libéralisation. Extension des droits dans un domaine donné. | |
Justifiable. Que l’on peut défendre avec des arguments valables. Justiciable. Qui relève de la justice. | |
Censé. Supposé, considéré comme, présumé. Sensé. Qui a un jugement correct, sain cohérent, raisonnable. | |
Original. 1. Modèle de base, authentique. 2. Singulier. Ne copie rien, différent de tous les autres êtres . Originel. Qui se trouve au commencement. Le premier dans le temps. | |
Cryptogène. D’origine cachée. Cryogéniser. Oter l’eau et refroidir. Conserver un corps à une température très basse. (Congeler). | |
Conjecture. Hypothèse, opinion fondée sur une probabilité.Conjoncture. Situation qui résulte d’un concours de circonstances. | |
Objectivité. Etat de celui qui ne tient compte que des caractères d’un objet en éliminant toute influence de sa subjectivité. Neutralité. Etat de celui qui ne prend pas parti (en général dans un conflit), qui ne s’engage pas. | |
Errance. Mouvement, marche sans orientation, sans direction, sans but. Perte des points de repère. Erreur. Action ou jugement qui s’éloigne du bien ou de la vérité. | |
Normal : Conformité aux caractéristiques du plus grand nombre. Comme tout le monde. Naturel : 1. Conformité à l’ordre qui préexiste à l’homme dans le monde, à l’animalité, à la biologie. 2. Sans artifice, spontané. | |
Vérité. Conformité d’un discours au réel. Réalité. Ce qui existe indépendamment de notre pensée ou de notre perception. | |
Appropriation. Action de s’emparer d’un objet, d’en devenir le possesseur. Propriété. Possession reconnue par la société, donc légale. (Acte de propriété). | |
| Révolte. Soulèvement contre une autorité, ou un acte, injustes. Rébellion. Soulèvement contre une autorité légitime. | |
Cohésion. Le fait que toutes les parties d’un être ou d’un objet ou d’un groupe soient liées, tenues ensemble par une force. Cohérence. Ordre satisfaisant pour l’esprit, en général logique, mais pas nécessairement. La cohérence des rêves n’est pas rationnelle. Voir Freud. | |
Pauvreté. Etat de celui qui ne peut satisfaire que ses besoins vitaux nécessaires, dépourvu de tout superflu. Misère. Etat de manque total. Les besoins vitaux ne sont pas satisfaits. Survie en danger. | |
Rationnel. Concerne l’ordre logique d’un discours ou d’une mécanique (logiciel). Raisonnable. Concerne la sagesse ou la moralité d’un acte. | |
Occulter. Cacher, dissimuler, taire. Crypter. Transformer un texte au moyen d’un code afin de le rendre illisible pour une personne ne connaissant pas la clé. | |
| Puissance 1. Pouvoir, domination, autorité. 2. Autorité de l’État, pouvoir politique. 3. Force, énergie. 4. Capacité d’action, intensité. 5. Souveraineté. 6. Possibilité, faculté. 7. Energie, travail fourni par unité de temps. 8. Epaisseur mesurée d’une couche géologique. 9. (au pluriel) Forces inconscientes. Pouvoir 1. Faculté, capacité, possibilité. 2. Puissance, autorité, influence. 3. Mandat, procuration donnée par une personne à une autre pour qu’elle agisse en son nom 4. Autorité politique, gouvernement. 5. Chacune des fonctions de l’État. 6. Autorité constituée. 7. Propriété d’une matière, d’un corps.. | |
Exhorter. Exciter, encourager, par des paroles persuasives, quelqu’un à faire quelque chose. Exalter. 1. Elever très haut par des propos, proposer à l’admiration (exalter les vertus de quelqu’un) 2. Elever vers la perfection (exalter l’homme). 3. Elever un sentiment à un haut degré d’intensité. Exhaler. 1. Laisser aller hors de soi, répandre au-dehors en parlant de quelque chose de volatile (des odeurs, des gaz, des vapeurs). 2. Eliminer l’air chargé de vapeur lors de l’expiration. 3. Laisser s’échapper par un orifice (le flacon laissait exhaler une odeur forte). 4. Donner libre cours à, exprimer (laisser exhaler sa fureur). 5. Laisser échapper de sa bouche, de sa gorge un bruit, un son, un souffle, un soupir. 6. Trépasser, mourir. (Haleine = souffle) sortie du corps). | |
Licence 1. Diplôme universitaire. 2. Autorisation d’exercer une activité soumise à une réglementation par l’État. 3. Autorisation d’exploiter un brevet d’invention déposé. 4. Autorisation de participer à des compétitions sportives. 5. Caractère de ce qui est licencieux, contraire à la pudeur. 6. Liberté d’un auteur par rapport aux règles de la langue. | |
Citoyen. 1. Personne jouissant du droit de cité, dans l’Antiquité. 2. personne civique, membre d’un État du point de vue de ses droits et devoirs politiques. Sujet. 1. Personne qui dépend d’une autorité souveraine. Le roi et ses sujets. 2. Matière, problème que l’on traite. 3. Cause, motif (un sujet de mécontentement). 4. Chose ou personne que l’on soumet à une observation, une étude. 5. En grammaire, terme de la proposition par rapport auquel le verbe affirme ou nie quelque chose. 6. En philosophie, l’être doué de conscience (s’oppose à « objet »). | |
Béatifier. Terme religieux : mettre un défunt au rang des « bienheureux », proche de « sanctifier ». Bêtifier. 1. Abrutir, rendre idiot. 2. S’exprimer de façon puérile. | |
Complexité. Multiplicité d’éléments unifiés dans une structure cohérente, diversifiée, et adaptative. (Orchestre, être vivant = systèmes complexes). Complication. Multiplicité d’éléments sans relation d’ensemble. (Foule = système compliqué). |