14. Chronologie

Chronologie de l’histoire de la philosophie

La liste des auteurs n’est pas exhaustive ni celle de leurs oeuvres qui en mentionne certaines, les principales ou parmi les principales ou celles que nous utilisons le plus en cours au lycée.
Les indications, humbles, renvoient à des notions ou des idées importantes mises en oeuvre par les auteurs et constituent une invitation à les lire ainsi qu’un intéraire de jalons pour celui qui les a déjà parcourus.
Pour compléter ou nourrir votre projet d’une frise personnelle, vous pouvez consulter cette très riche frise chronologique en ligne. 26/11/2016 En pleine page. 08/02/2017
Vous pouvez aussi consulter ces autres présentations :

Antiquité et Moyen Age
Présocratiques :
HERACLITE
vers 576-480 av. J.-C.

L’ordre du monde résulte d’un équilibre instable entre des contraires, rien n’est stable, mobilisme universel « on ne se baigne jamais deux fois dans le même

fleuve »

Les ELEATES (penseurs de la ville d’Elée du VIè et Vè siècles av. J.-C.)
PARMENIDE
environ 540-450 av. J.-C.

Immobilisme : l’être est immuable, immobile et indivisible, distinction entre la vérité et l’opinion, liée aux apparences et
trompeuse
Le De la nature en ligne : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/parmenide/natura.htm

ZENON d’ELEE
né vers 490 av. J.-C.

Ses fameux paradoxes montrent la difficulté de concevoir le mouvement si l’on pense l’espace divisible…

Les SOPHISTES
Hippias, Protagoras (« l’homme est la mesure de
toute chose ») et Gorgias, Vè siècle av. J.-C.

« L’homme est la mesure de toute chose »
Protagoras

SOCRATE Essentiellement connu par les dialogues platoniciens. « Connais-toi toi-même »

470-399 av. J.-C Reconnaissance de mon ignorance qui m’invite à la recherche de la vérité. Cette reconnaissance, Socrate y conduit ses
interlocuteurs par la dialectique grâce à l’ironie et s’efforce de les faire accoucher de la vérité concernant une question par
le dialogue: telle est la maïeutique, l’art d’accoucher les esprits.

« Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien »

DEMOCRITE
vers 460-380 av.J.-C.

Doctrines et réflexions morales
Atomisme et matérialisme (tout est composé d’atomes, éléments insécables et impérissables, et de vide), morale de la
béatitude (« Le bonheur ne consiste pas dans la possession des troupeaux et de l’or. C’est l’âme qui est le siège de la
béatitude »). Sa philosophie inspirera celles d’Epicure et de Lucrèce.

Le CYNISME
ANTISTHENE Il disait vivre comme un « chien ».
DIOGENE de Sinope
vers 413-327 av. J.-C.

« Ote-toi de mon soleil » dit-il à Alexandre le Grand, montrant ainsi son dédaim des grands de ce monde et des faux biens
que la plupart des hommes recherchent, impertinence, simplicité, non-conformisme
Une vidéo de 7’15 sur Diogène par La théorie du dessin intelligent 30/01/2017

PLATON
427-347 av. J.-C.

L’Académie, idéaliste (La République, la Belle Cité et la célèbre allégorie de la caverne, Gorgias, Le Banquet, Apologie
de Socrate, etc), la vérité des Idées objet de contemplation, la dialectique comme cheminement vers la vérité, les illusions
de l’opinion et de la sensibilité, les mathématiques comme propédeutique à l’abstraction de la vérité des Idées (« Que nul
n’entre ici s’il n’est géomètre » était inscrit sur le fronton de l’Académie)
Oeuvres de Platon dont certaines en version bilingue : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/loisindex.htm
Oeuvres de Platon sur Wikisource : http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Platon

« La pensée est un dialogue intérieur et silencieux
de l’âme avec elle-même »
« Nul n’est méchant volontairement »
« Mieux vaut subir une injustice que la commettre »

ARISTOTE
384-322 av. J.-C.

Le Lycée, la logique et le syllogisme, la métaphysique (la science de l’être en tant qu’être et non en tant qu’il est ceci ou
cela, l’étude des premiers principes et des premières causes), la physique ou philosophie seconde, il s’intéresse à toutes
les sciences, à la politique et à l’art (Physique, Métaphysique, Organon, Ethique à Nicomaque, Les Politiques, etc)
Oeuvres d’Aristote : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/table.htm
Quelques oeuvres d’Aristote sur Wikisource : http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Aristote

« L’homme désire naturellement savoir »
L’équité est une juste correction de la justice
« L’homme est un animal politique »

PYRRHON d’Elis
365-275 av. J.-C.

Le scepticisme (on ne peut être certain d’atteindre la vérité)

STOICISME philosophie dite du Portique, « stoa » en grec
Zénon de Cittium
336-264

distinction entre ce qui dépend de moi (mon opinion) et ce qui ne dépend pas de moi (qu’il faut savoir accepter), l’apathie
(absence de désirs) permet d’atteindre l’ataraxie (absence de troubles dans l’âme), « Supporte et abstiens-toi! »

Chrysippe
280-210
EPICURISME
EPICURE
341-270 av. J.-C.

La philosophie du Jardin : atomisme, matérialisme, le plaisir comme souverain bien exige une prudence à l’égard des
désirs ni naturels ni nécessaires (Lettre à Ménécée), monisme (tout est matière même l’âme et la matière est composée
d’atomes)

LUCRECE
99-55 av. J.-C

De la nature (De rerum natura) en ligne : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Lucrece/table.htm

SENEQUE
4 avant J.-C.-65 après J.-C.

Lettres à Lucilius, De Tranquillitate animi (de la tranquillité de l’âme), De Ira (de la colère), De Brevitate uitae (de la
briéveté de la vie), De Vita beata (de la vie heureuse), De Constantia sapientis (de la constance du sage), De Otio (du
loisir), De Providentia ( de la providence)
Oeuvres de Sénèque : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/table.htm

CICERON
106-43 av. J.-C.

Oeuvres de Cicéron : http://remacle.org/bloodwolf/orateurs/index.htm

EPICTETE
50-130

Stoïcien

MARC-AURELE
121-180

Stoïcien
PLOTIN 205-270 Néoplatonicien
(saint) AUGUSTIN 354-430 (Confessions, lire notamment, sur le temps, le livre XI)

Oeuvres d’Augustin traduites en français : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/index.htm
Oeuvres d’Augustin en latin : http://www.augustinus.it/latino/index.htm

AVERROES 1126-1198 Commentateur d’Aristote, philosophie et islam

La traduction d’une des oeuvres les plus célèbres d’Averroès :
http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/averroes/accord.htm
Une vidéo qui présente l’exigence d’Averroès

(saint) THOMAS d’AQUIN 1225-1274 Commentateur d’Aristote, philosophie et christianisme, vérité de foi et vérité de raison

Oeuvres de Thomas d’Aquin en français : http://www.thomas-d-aquin.com/Pages/Traductions/Traductions4.html

La vérité est « l’adéquation de la chose et de
l’intelligence »

Oeuvres de Thomas d’Aquin en latin : http://www.corpusthomisticum.org/

Guillaume d’OCKHAM 1285-1349 Nominaliste, le rasoir d’Ockham

Période moderne
Nicolas MACHIAVEL1469-1527 Réalisme politique :

l’homme d’Etat ne doit se soucier que de la « marche des choses », des mécanismes du pouvoir et non de se conformer à une
norme morale ou de réaliser une cité idéale réalisant cette norme (en cela il s’oppose diamétralement à son contemporain
More).
Le prince doit être fort comme le lion et rusé comme le renard car les hommes ne sont pas raisonnables et ne peuvent être
gouvernés que par des lois.
Avec cette virtù, cette force, l’homme politique peut tirer parti ou contraindre la fortune (les circonstances), (Le Prince)
Thomas MORE (1478-1535) Il oppose à sa description de l’Angleterre du XVIè siècle celle du pays d’Utopie (« pays de nulle part »), imaginé comme une
cité conforme à la raison, irréalisable certainement mais à l’aune de laquelle on peut juger et critiquer la politique réelle
(Utopie)

MONTAIGNE 1533-1592 Essais, « Des cannibales »
Relativisme culturel

Francis BACON 1521-1626 Novum Organum : un des premiers penseurs de la science moderne et du raisonnement expérimental

L’expérience plutôt que les spéculations idéalistes conviennent mieux à la science.
Le livre I du Novum Organum en français : http://fr.wikisource.org/wiki/Nouvel_Organum
le Novum Organum en latin : http://la.wikisource.org/wiki/Novum_Organum

« En effet le savoir lui-même est pouvoir »,
(Meditationes Sacrae, 1597)
« On ne peut vaincre la nature qu’en lui obéissant. »
(Novum Organum, PUF, 1986, p.101)
« L’empirique, semblable à la fourmi, se
contente d’amasser et de consommer ensuite ses
provisions. Le dogmatique, telle l’araignée,

ourdit des toiles dont la matière est extraite de sa
propre substance. L’abeille garde le milieu ; elle
tire la matière première des fleurs des
champs, puis, par un art qui lui est propre,
elle la travaille et la digère. (…) Notre plus
grande ressource, celle dont nous devons tout
espérer, c’est l’étroite alliance de ces deux
facultés : l’expérimentale et la rationnelle,
union qui n’a point encore été formée. » (Novum
Organum, 1620, Livre I, 95, Chapitre La fourmi,
l’araignée, l’abeille)
« Ce ne sont pas des ailes qu’il faut à notre esprit,
mais des semelles de plomb.»

Thomas HOBBES 1588-1679 La loi naturelle de la conservation de soi qui anime les hommes conduit l’état de nature à une « guerre de tous contre tous ».
Cet état de nature permet de comprendre l’influence de la société sur l’homme et ce que doit être l’organisation politique pour
être sure.
Contrat social de soumission à un souverain absolu (Du citoyen, Léviathan). Absolutisme politique.

« L’homme est un loup pour l’homme »

René DESCARTES 1596-1650 Mathématicien, physicien, rationalisme. L’importance de l’évidence rationnelle qui résiste au doute volontaire, provisoire,
méthodique, universel, radical et hyperbolique. Le prototype de cette évidente rationnelle intuitive est « Je pense donc je suis »,
comme principe de la vérité et de la démonstration, 4 règles de la méthode : évidence, analyse, synthèse, récapitulation, la
science comme moyen de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature », l’arbre de la philosophie, la liberté
d’indifférence comme condition de la liberté de la volonté, la morale provisoire (Principes de la philosophie, Règles pour la
direction de l’esprit, Discours de la méthode, Méditations Métaphysiques, Traité des passions)
Des lettres de la corespondance de Descartes :
http://classiques.uqac.ca//classiques/Descartes/correspondance/correspondance.html
Une édition du Discours de la méthode :
http://classiques.uqac.ca//classiques/Descartes/discours_methode/discours_methode.html
Une édition hypertexte du Discours de la Méthode (jusqu’à la partie III incluse): http://descartes.free.fr/

« Je pense donc je suis »
A propos de la philosophie dans sa dimension
pratique au sens de d’appliquée (sciences physiques)
: « rendre comme maître et possesseur de la nature »

Vidéo: un extrait du Discours de la méthode dans le film Blaise Pascal (1972) de Rossellini

Blaise PASCAL 1623-1662 Foi et pensée, dignité et impuissance de la pensée (« l’homme est un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau
pensant »), puissance de l’imagination, divertissement comme affairement moyen de combler l’ennui et l’angoisse de la
condition humaine, le moi introuvable, le pari et une pensée apologétique (Pensées), la distinction entre l’intuition (le coeur)
et le raisonnement (la raison), distinction entre le dieu des philosophes, objet de spéculations et dont ils cherchent
(vainement) à démontrer l’existence et le vrai dieu, « Dieu sensible au coeur ».
Notre fiche sur le divertissement et l’imagination chez Pascal

http://www.penseesdepascal.fr/index.phpUne édition de De l’esprit géométrique :http://philosophie.ac-
creteil.fr/IMG/doc/Pascal_Esprit_geometrique.doc

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la
nature; mais c’est un roseau pensant. »
A propos de l’imagination: « cette maîtresse d’erreur et
de fausseté »
« La raison a beau crier, elle ne peut mettre le prix aux
choses. »

Baruch SPINOZA 1632-1677 Ethique, Traité Théologico-politique

Nature naturante et nature naturée, conatus. L’homme se croit libre parce qu’il ignore les causes qui le poussent à agir.
John LOCKE 1632-1704 Empirisme (toute idée a pour origine l’expérience c’est-à-dire « les observations que nous faisons sur les objets extérieurs et

sensibles ou sur les opérations intérieures de notre âme »), droits naturels à la liberté et à la propriété privée,
contractualisme (Essais sur l’entendement humain, Deux Traités du gouvernement civil)
Une émission de France Culture sur l’Essai

« A l’origine, l’esprit est comme une page blanche »
« l’Experience : c’est là le fondement de toutes nos
connoissances »,
« les observations que nous faisons sur les objets
extérieurs et sensibles, ou sur les opérations
intérieures de notre Ame, que nous apercevons et sur
lesquelles nous reflechissons nous-mêmes »

Nicolas MALEBRANCHE 1638-1715 Rationalisme, idées innées
De la recherche de la vérité

LEIBNIZ
1646-1716

Diplomate, mathématicien, rationalisme (importance de la démonstration pour parvenir à l’évidence), monadologie,
harmonie préétablie et théodicée (justification de la présence du mal et de la souffrance dans la nature), le meilleur des
mondes possibles (Discours de métaphysique, Nouveaux essais sur l’entendement humain, Monadologie)

VICO
1668-1744
BERKELEY
1685-1753

A la fois empiriste et idéaliste : rien n’existe en dehors de nos perceptions : immatérialisme « être c’est percevoir ou être perçu »

MONTESQUIEU 1689-1755 La république contre la monarchie et le despotisme, la séparation des pouvoirs, causes et histoire (Lettres persanes,

Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, L’esprit des lois)
David HUME 1711-1776 Empirisme et scepticisme (Traité de la nature humaine, Enquête sur l’entendement humain)

Les passions comme au-delà de la raison: ni raisonnables, ni déraisonnables mais existences primitives.

« Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction
du monde entier à une égratignure de mon doigt. Il n’est
pas contraire à la raison que je choisisse de me ruiner
complètement pour prévenir le moindre malaise d’un
indien ou d’une personne complètement inconnue de
soi. »(TNH)
« Toutes les inférences tirées de l’expérience sont
donc des effets de l’accoutumance, non du
raisonnement » (EEH)
« Mais pourquoi cette expérience s’étendrait-elle au
futur et aux autres objets qui, autant que nous le
sachions, peuvent n’être semblables qu’en
apparence? » (EEH)
« Il n’est pas raisonnable de conclure, simplement
parce qu’un événement, dans un cas, en a précédé
un autre, que, par conséquent, l’un est la cause,
l’autre l’effet. Leur conjonction peut être arbitraire et
accidentelle. » (EEH)

Jean-Jacques ROUSSEAU
1712-1778

Etat de nature (homme agent libre, solitaire et perfectible qui vit selon l’amour de oi et la pitié naturelle) et état social (fondé
sur l’amour propre, lieu des inégalités), contrat social démocratique qui allie sécurité et liberté (Discours sur l’origine et les
fondements de l’inégalité parmi les hommes, Du contrat social), le droit du plus fort comme notion contradictoire, le contrat
social comme pacte d’association qui suppose de renoncer à sa liberté naturelle pour recevoir une liberté civile selon des lois
choisies par les citoyens
Des vidéos de Politikon :
sur le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité
d’homme » (CS)

sur Du contrat social

Denis DIDEROT
1713 – 1784

Encyclopédiste, monisme matérialiste (tout est matériel), empirisme, partisan d’une société éclairée par la raison et d’un
contrat social comme fondement de la souveraineté, morale universelle fondée sur la raison et les sentiments naturels de
l’homme (Lettre sur les aveugles à l’usagde de ceux qui voient, Pensées sur l’interprétation de la nature, Le rêve de
d’Alembert, Jacques le fataliste)

Emmanuel KANT
1724 – 1804

Volonté de synthèse de l’empirisme et du rationalisme
Rigorisme d’une morale rationnelle fondée sur un pur respect pour la loi morale qui s’exprime à travers l’universalisation non
contradictoire de la maxime de mon action.
L’insociable sociabilité des hommes qui, de par leur nature rationnelle, sont orientés vers le progrès mais qui, en raison de
leur liberté, peuvent toujours choisir le mal.
Des oeuvres de Kant sur Wikisource : http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Emmanuel_Kant
Une vidéo de Politikon sur l’Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique

Période dite contemporaine
HEGEL 1770-1831 (Phénoménologie de l’esprit, Esthétique, Principes de la philosophie du droit, Leçons sur la philosophie de l’histoire), la dialectique du maître et de l’esclave, les passions comme ruses de la raison dans
l’histoire, la dialectique, etc
Arthur SCHOPENHAUER 1788-1860 (Le monde comme volonté et comme représentation), pessimisme, recherche de la sagesse dans la négation du désir, dans l’ascétisme et la méditation
Auguste COMTE 1798-1857 fervent partisan du progrès, théorie des trois états (théologique, métaphysique, positif : des questions insolubles au pourquoi puis au comment) (Cours de philosophie positive)
Alexis de TOCQUEVILLE 1805-1859 aristocrate partisan de la démocratie mais lucide sur les problèmes posés par celle-ci (De la démocratie en Amérique)
Antoine-Augustin COURNOT 1801-1877, mathématicien, économiste et philosophe. Tout est déterminé même si notre ignorance nous fait croire le contraire. Que tout soiit déterminé n’implique pas que tout soit prévisible.

Le hasard est la « rencontre de deux séries causales indépendantes »
John Stuart MILL 1806-1873 : l’utilitarisme altruiste (L’utilitarisme)
Des oeuvres de Mill traduites en français : http://classiques.uqac.ca/classiques/Mill_john_stuart/mill_js.html
Soren KIERKEGAARD 1813-1855 : angoisse et désespoir, recherche d’une foi authentique
Karl MARX 1818-1883 philosophe et économiste : matérialisme historique, critique du capitalisme (L’idéologie allemande, Manifeste du Parti communiste, Le capital)
Une vidéo de Politikon consacrée au Manifeste du Parti Communiste
Friedrich NIETZSCHE 1844-1900 : contre la morale du ressentiment et la philosophie qui se réfugie dans une haine de la vie, il privilégie la volonté de puissance (Ainsi parlait Zarathoustra, La volonté de puissance, Par-delà
le bien et le mal)
Une vidéo de Politikon sur La généalogie de la morale
Sigmund FREUD 1856-1939 inventeur de la psychanalyse, théorie de l’inconscient psychique, les pulsions du ça, les interdits du surmoi, le moi comme conciliateur, résistance et refoulement, la vie consciente est déterminée
par des désirs inconscients (L’interprétation des rêves, Cinq leçons sur la psychanalyse, Introduction à la psychanalyse)
Ferdinand de SAUSSURE 1857-1913 linguiste : le langage comme langue et parole, la langue comme produit social et système de signes, le signe comme rapport entre un signifiant et un signifié, l’arbitraire du signe
linguistique (Cours de linguistique générale)
Emile DURKHEIM 1858-1917 professeur de philosophie et fondateur de la sociologie : le « fait social » comme un fait collectif qui « exerce une contrainte sur l’individu » et qui doit être étudié comme une chose : de l’extérieur et
sans prétendre en connaître a priori la nature, nécessitant un méthode et des données observables (De la division du travail social, Les règles de la méthode sociologiques, Le suicide, Les formes élémentaires de la vie
religieuse)
Edmund HUSSERL 1859-1938 : la philosophie comme science, la réduction phénoménologique, l’intentionnalité de la conscience, l’intersubjectivité et le monde de la vie (Méditations cartésiennes)
Henri BERGSON 1859-1941 : la conscience comme choix et durée, intelligence pour l’action et intuition, mémoire-habitude de l’action et mémoire pure qui introduit à la vie intérieure et à la durée (L’énergie spirituelle, Les
deux sources de la morale et de la religion)
Oeuvres de Bergson : http://classiques.uqac.ca/classiques/bergson_henri/bergson_henri.html
Max WEBER 1864-1920 sociologue et épistémologue : « idéaux-types » pour comprendre les phénomènes sociaux, éthique protestante comme facteur de l’émergence et du développement du capitalisme (Le savant et le
politique, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme)
Une vidéo de Politikon consacrée à L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
ALAIN 1868-1951
Bertrand RUSSELL 1872-1970 mathématicien et philosophe
Gaston BACHELARD 1884-1962 professeur de mathématiques et de philosophie puis d’histoire et de philosophie des sciences : notion d’obstacles épistémologiques (le mécanisme, la science-spectacle, l’analyse

morcelante, la réduction au simple, la conception statique de la matière) comme intérieurs à la pensée et à sa culture, surrationalisme comme examen des processus de la connaissance scientifique (Le nouvel esprit
scientifique, La formation de l’esprit scientifique)
Martin HEIDEGGER 1889-1976 : être et étant, l’homme est le seul « étant » qui se pose la question de l' »être » et de son sens, l’homme comme temporalité dont l’horizon est la mort de sorte que l’angoisse est une réalité
inévitable qu’il ne peut fuir que dans l’inauthenticité d’une vie ordonnée selon la banalité du quotidien, selon le « souci » du quotidien (Etre et temps, Qu’est-ce que la métaphysique?)
Ludwig WITTGENSTEIN 1889-1951 (Tractacus logico-philosophicus)
Karl POPPER 1902-1994 philosophe des sciences : la falsifiabilité ou réfutabilité expérimentale comme critère de démarcation entre science et non-science, critique de la notion de vérification expérimentale, la méthode
scientifique non comme inductivisme mais comme « méthode déductive de contrôle » (Logique de la découverte scientifique, Conjectures et réfutations)
Jean-Paul SARTRE 1905-1980 écrivain et philosophe : la contingence de l' »être-là » et sa transcendance, l’homme est condamné à être libre, il doit assumer sa liberté à partir d’une situation donnée, la liberté comme
angoisse, l’existentialisme, autrui comme constitutif de mon être, comme juge (« l’enfer, c’est les autres ») (L’être et le néant, Situations, L’existentialisme est un humanisme)
Hannah ARENDT 1906-1975 : confusion moderne entre le privé (ordre économique de la production) et le public (ordre politique de l’action), critique de la réduction du politique à la gestion du travail et de la consommation,
s’interroge sur les origines du totalitarisme (destruction du tissu social et réduction de la communauté à une masse inerte et indifférentiée dont la cohésion est assurée par l’idéologie et la terreur), la banalité du mal résultat du
souci scrupuleux d’obéir passivement à la loi (ou aux moeurs?) et relevant d’un refus de penser, la pensée comme dialogue de soi à soi étant la condition nécessaire mais non suffisante de la conscience morale (La condition
de l’homme moderne, Les origines du totalitarisme, Eichmann à Jérusalem, Considérations morales)
Une vidéo de Politikon consacrée à La condition de l’homme moderne
Maurice MERLEAU-PONTY 1908-1961 : la conscience incarnée, le corps propre, le comportement comme sens, l’être au monde ni « en soi » analysable ni « pour soi » de la conscience souveraine et absolument libre
(Phénoménologie de la perception, Eloge de la philosophie, Signes, L’oeil et l’esprit)
Claude LEVI-STRAUSS 1908-2009 : anthropologue et ethnologue, une des figures fondatrices du structuralisme (Les structures élémentaires de la parenté, Race et histoire, Tristes tropiques)
Une vidéo de Politikon consacrée à Race et histoire
John RAWLS 1921-2002
Une vidéo de Politikon consacrée au libéralisme politique de John Rawls Théorie de la justice et Libéralisme politique
Michel FOUCAULT 1926-1984 : histoire des systèmes de pensée (comment les sociétés en viennent à nous faire penser la réalité et agir comme nous le faisons), critique des normes et mécanismes aveugles de la société., la société de
surveillance… (Histoire de la folie à l’âge classique, Surveiller et punir, Les mots et les choses)
Une vidéo consacrée à Surveiller et punir
Une édition numérique de Surveiller et punir : http://fr.scribd.com/doc/24041864/Michel-Foucault-Surveiller-et-Punir-francais
Jürgen HABERMAS
Une vidéo de Politikon et une présentation sur le site sos.philosophie.free.fr de Colette Kouadio