Nécessité de connaître la « langue » de la philosophie ! Voir VOCABULAIRE dans le dossier Méthode.
PLAN du COURS. Cours revu en 2026
1. Définition de la PHILOSOPHIE. (La philosophie répond à notre interrogation sur le monde.) a. La philosophie comme SAGESSE. b. La philosophie comme théories d’idées. c. Les différentes parties de la philosophie.
2. Du Mythos au logos (du mythe au discours). Voir l’influence des mythes fondateurs sur notre manière de penser dans « Penser autrement » dossier Méthode. L’interprétation du conte du Petit Poucet (dossier COMMENTAIRES / Interprétations). Les présocratiques et Socrate.
3. La critique de la métaphysique. 1. Kant . La fabrication d’un système philosophique. Créer votre propre système philosophique. « Les maîtres du soupçon » 2. MARX. 3. NIETZSCHE. 4. FREUD.
4. Évolution de la philosophie.
5. Spécificité de la philosophie. Différences avec religion, science, art et politique.
(6. Histoire de la philosophie : chronologie (voir le dossier Méthode). Pour ne pas vous tromper sur l’ordre de succession des philosophies. )
Conclusion : à quoi sert la philosophie ?
Introduction
Lorsque nous sommes en face de l’univers, nous essayons d’en prendre conscience, de le comprendre, nous nous heurtons à un silence et nous sommes étonnés. « La philosophie naît de cet étonnement » Aristote. L’univers en effet se « tait » et nous avons envie de le faire « parler ». Son sens n’apparaît pas. Le monde nous semble étranger, énigmatique, parfois même hostile. La contemplation du ciel étoilé, dont nous savons maintenant qu’il s’étend à l’infini, nous émerveille et nous impressionne. Sa contemplation peut même nous plonger dans l’angoisse et nous obliger à nous interroger.
Pascal écrit : « Le silence éternel des espaces infinis m’effraie ! ».
Problématique.
Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Essence, origine, finalité telles sont les interrogations fondamentales de l’homme sur lui-même. « Pourquoi le monde existe-t-il plutôt que rien ? » Cf. Leibniz. « Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? Trois problèmes qui se résument dans celui-ci : Qu’est-ce que l’homme ? » Cf. Kant. D’où vient le mal ? Comment l’extirper de nous-mêmes et du monde ? Peut-on accéder au bonheur ? Telles sont les interrogations fondamentales et non résolues de l’humanité. Nulle part il n’est écrit d’où nous venons, pourquoi nous sommes nés ici dans ce pays, à cette époque, pourquoi nous allons un jour nécessairement disparaître, ni où nous allons nous en aller, il n’est nulle part inscrit ce que nous avons à faire, quel est notre but, notre mission ou notre finalité. Le monde n’est-il qu’un amas d’atomes. Sommes-nous perdus, abandonnés dans une solitude muette et absurde ? Ou bien y a-t-il « par derrière » une signification voilée, invisible, que notre esprit pourrait déchiffrer pourvu qu’il s’en donne la peine ?
C’est de la curiosité de l’homme, de son désir de comprendre, de son besoin de sens, que naît la philosophie. Cela implique une rupture avec l’attitude naïve et passive qui « prend » la vie comme elle est. Pour l’esprit philosophique rien ne va de soi. Tout pose problème. Il n’est pas du tout naturel que « je » sois là dans ma singularité (unique au monde) alors que je pourrais ne pas exister (= contingence).
1. Définition de la PHILOSOPHIE
Philein en grec signifie aimer et Sophia : savoir / sagesse = l’amour de la sagesse
* Le savoir c’est l’ensemble des informations que nous pouvons détenir sur le monde et sur nous. * La sagesse est l’attitude qui découle de ce savoir. Une manière de se comporter dans la vie qui rend serein (= qui apporte l’équilibre et le bonheur).
a. Sens ancien : AMOUR DE LA SAGESSE. Dans son acception ancienne, la notion de philosophie impliquait à la fois le désir de savoir et le désir de conformer sa conduite à ce savoir, donc elle était d’abord la quête de la sagesse. Socrate est le premier modèle du sage. Celui qui aime ou désire la connaissance doit commencer par la chercher et essayer de la trouver avec son esprit.
b. SENS moderne : SYSTEMES D’IDÉES. La PHILOSOPHIE est d’abord une quête de sens. Et à partir de là on peut distinguer 2 types de « philosophes » : Ceux qui s’interrogent sur le sens de l’existence, sont « philosophes » dans le sens où ils possèdent un esprit « philosophique », c’est-à-dire le sens des problèmes. Et ceux qui s’étant interrogés, vont beaucoup plus loin et essaient de répondre. Répondre, comment ? En fabriquant une « PHILOSOPHIE » c’est à dire, un ensemble d‘hypothèses-réponses organisées en théories, un système d’idées, définies le plus clairement possible (= des concepts), qui s’enchaînent avec logique et cohérence et proposent une explication intelligible (= compréhensible par notre raison et notre intelligence) du monde et de notre présence dans le monde, en lui donnant en général un sens, mais pas toujours. Il existe, en effet des philosophies de l’absurde (philosophie de Sartre par exemple), mais elles tentent de restaurer un sens pour l’homme au-delà de l’absurdité de la vie.
Les réponses de la philosophie sont très différentes de celles de la science. Elles ne peuvent pas être prouvées, ni « falsifiées » (falsifier = prouver la fausseté d’une théorie). Elles restent des systèmes d’hypothèses, aujourd’hui l’on dit « AXIOMES ». (Un axiome est une proposition invérifiable, indémontrable, que l’on place au départ d’un raisonnement.) C’est pourquoi on peut appeler la philosophie : système « hypothético-déductif », c’est-à-dire déduit, construit, à partir d’hypothèses ou encore AXIOMATIQUE. (Voir les cours sur la LOGIQUE et sur les MATHEMATIQUES).La PHILOSOPHIE est l’ensemble de toutes les réponses apportées par les philosophes à travers le temps sous la forme de systèmes.
Amour de la sagesse au départ, la philosophie devient pur système intellectuel d’idées ensuite, en Occident.
c. Les différentes parties de la philosophie.
1. La METAPHYSIQUE est une partie de la philosophie. Ce terme vient d’Aristote. Après avoir écrit un livre sur la PHYSIQUE, il en a écrit un suivant, dans lequel il traitait des problèmes qui se situent au-delà de la physique, il a intitulé ce livre Méta-Physique. Et ce terme est resté dans l’histoire de la philosophie. La métaphysique est l’étude des principes premiers, au-delà de l’espace, du temps, du monde sensible, qui « expliquent » l’existence du monde, Dieu, l’esprit ou l’âme, etc.
2. L’ETHIQUE, traite des problèmes de la morale, le BIEN, le MAL, le DEVOIR, la responsabilité de l’homme. Aujourd’hui, les progrès de la biologie (a procréation médicalement assistée (PMA), le clonage humain entre autres découvertes) mettent l’homme en face de graves difficultés morales ;
3. La PSYCHOLOGIE, réflexion sur l’âme, puis sur le psychisme c’est à dire le monde intérieur. La psychanalyse.
4. L‘ANTHROPOLOGIE, étude de la société humaine, la Culture, l’humanité en général.
5. L’EPISTEMOLOGIE, réflexion sur la science et la démarche scientifique. (Voir La mathématique, la Physique dans le cours Science et la biologie dans le cours Nature.)
6. L‘ESTHETIQUE, réflexion sur l’art.
7. La THEOLOGIE, réflexion sur Dieu.
2. Du Mythos au logos
Du mythe au discours. Les mythes sont des récits qui mettent en scène des symboles. Un symbole est une image, une forme, un objet qui a une ressemblance avec un autre être. Les mythes proposent des explications du monde et sont les réponses les plus anciennes. Pour comprendre le sens d’un mythe, on utilise une technique qui s’appelle l’HERMENEUTIQUE et qui permet de déchiffrer les textes sacrés, ou le sens des rêves par exemple. L’idée de base pour l’herméneutique traditionnelle, c’est qu’il existe différentes strates de lectures, différents sens cachés, en général, trois niveaux d’interprétations :
1. le niveau profane qui correspond au sens immédiat, compréhensible par tous, et qui parle de la vie quotidienne.
2. Le niveau psychologique est censé nous enseigner comment nous fonctionnons, comment nous pouvons utiliser nos facultés, quelles sont nos ressources physiques, affectives, mentales. C’est ce niveau que Bruno Bettelheim analyse dans son excellent ouvrage Psychanalyse des contes de fées.
3. Le niveau métaphysique ou « sacré » nous informe sur des vérités essentielles, non immédiatement accessibles à l’être humain, et qui concernent la vie, la mort, le monde, le sens en général.
L’herméneute a deux modes de compréhension du texte.
* Le premier est dit « objectif« , et dans ce cas, les différents éléments du mythe sont considérés comme extérieurs les uns aux autres. Par exemple dans la Genèse, Dieu, Adam, Eve, le serpent seraient des êtres différents, séparés.
* Le deuxième mode de compréhension est dit « subjectif » et dans ce cas, les différents êtres ou symboles représentent des caractéristiques, qualités, défauts, tendances existant à l’intérieur d’un même être. Ainsi, Dieu, Adam, Eve, le serpent représenteraient chacun la conscience, les pôles masculin et féminin, la volonté de puissance de l’être humain.
Plusieurs mythes nous intéressent en philosophie : les mythes fondateurs judéo-chrétiens comme la Genèse (Voir leur influence sur notre manière de penser : « Penser autrement » dossier Méthode.) Les mythes grecs : Prométhée, Dédale Icare et le labyrinthe, Chronos-Saturne, Œdipe etc., voir les mythes d’Icare et d’Œdipe. Les mythes indo-européens : le petit Poucet, la belle au bois dormant, le roi crapaud…Voir l’interprétation du conte du Petit Poucet. Notre civilisation est au carrefour de tous ces mythes, elle en est la synthèse et la philosophie y trouve ses racines. L’histoire du Poucet vient de l’Inde ancienne, on la retrouve jusque dans la Chine ancienne. Le mythe propose une réponse codée au désir de savoir qui est l’homme, de quoi il est fait, ce qu’est le monde, quelle est la place de l’homme dans le monde, quelle est sa destinée. Voir quelques essais d’interprétations de mythes et contes dans le dossier COMMENTAIRES / Interprétations
Gramsci (philosophe contemporain) affirme que tous les hommes sont philosophes et qu’ils traduisent spontanément leur conception du monde, non seulement dans les mythes, mais aussi dans les différents folklores, dans les rites, dans leur langage…
Aux images et aux symboles, les philosophes substituent les concepts = des idées abstraites, clairement définies. Même lorsque Socrate utilise des mythes, il les traduit en idées.
Origine de la philosophie en occident. Voir dans le dossier TEXTES : Présocratiques et SOCRATE (le premier PHILOSOPHE). Ils utilisent souvent la pensée mythique ou symbolique pour s’exprimer.
Pour la succession des philosophes à travers l’histoire : voir Chronologie dossier Méthode.
3. La critique de la philosophie et de la métaphysique.
- KANT. À la question que puis-je savoir ? Kant répond : RIEN. La philosophie et la métaphysique n’ont aucune valeur. C’est en effet notre esprit qui construit les structures (« formes » de la sensibilité, « catégories » de l’entendement) à partir desquelles nous percevons le monde et nous en construisons une représentation. La philosophie et la métaphysique ne font que refléter les lois de notre esprit, mais ne nous apprennent rien sur le monde qui est à l’extérieur de nous. Kant nous explique comment les différents systèmes philosophiques sont fabriqués. Elles se fabriquent à partir d’un jeu de structures de notre esprit. Avec notre sensibilité qui contient l’espace et le temps nous fabriquons notre vision du monde, notre « entendement » (= notre intelligence) prend le relais pour le penser avec ses propres catégories et enfin notre raison essaie de lui donner un sens, à partir de 3 idées qui n’existent que dans notre esprit.
Schéma emprunté à Kant. À partir de sa théorie, on peut fabriquer et comprendre la MATRICE (ou le logiciel) de FABRICATION des SYSTEMES PHILOSOPHIQUES. Ainsi se construisent les différents systèmes de pensée.

Après Kant, plusieurs penseurs et philosophes ont rejeté la métaphysique. Ricoeur les a appelés : Les « Maîtres du soupçon ».
2. Marx : La « superstructure », le leurre. La conscience est le produit des conditions d’existence. Les philosophes, lorsqu’ils croient penser le monde ne font rien d’autre que projeter le reflet de la société dans laquelle ils vivent.
3. Nietzsche. La vie est absurde, les hommes ont peur de vivre et de mourir, c’est pourquoi ils se fabriquent un autre monde : « l’arrière monde des hallucinés ». Critique à la fois de la religion et de la métaphysique de Platon.
4. Freud. Les hommes ne peuvent pas vivre sans se fabriquer des ILLUSIONS. La métaphysique en est une parmi d’autres, probablement une ruse de la pulsion de vie : EROS.
Les philosophies se succèdent. Chaque philosophe poursuit ou critique le cheminement de celui ou de ceux qui le précèdent.
4. Évolution de la philosophie.
« LA » philosophie, c’est l’ensemble de tous les systèmes philosophiques qui se succèdent. C’est un long dialogue, une polémique sans fin des philosophes à travers le temps et l’espace. Les différents systèmes philosophiques évoluent à la fois en continuité (tradition dualiste, spiritualiste, par exemple) et en rupture de continuité. Certains philosophes comme Kant ou Nietzsche, viennent « démolir » les systèmes qui les précèdent pour en créer d’autres.
Dans l‘Antiquité, la philosophie englobe la totalité des savoirs. Le philosophe est non seulement celui qui sait TOUT sur le monde et sur l’au-delà, mais aussi un SAGE. Mais peu à peu, le savoir scientifique se dégage du savoir philosophique pour se constituer en connaissance autonome.
Dès l’Antiquité, la GEOMETRIE se dégage de la philosophie et se constitue avec EUCLIDE. puis la MECANIQUE, avec ARCHIMEDE. Pourtant, encore au XVII° siècle, Descartes conçoit un modèle général du savoir à partir d’un arbre, dont les branches seraient : la mécanique, la médecine et la morale. Le tronc, la physique et enfin les racines, la métaphysique. Malgré ce modèle idéal, la philosophie s’appauvrit de plus en plus :
L’ASTRONOMIE (Képler et Galilée XVII°), la PHYSIQUE (Newton XVIII°) la CHIMIE (Lavoisier XVIII°), la BIOLOGIE (Cl.Bernard XIX°), enfin les « sciences de l’homme », la POLITIQUE, la SOCIOLOGIE, L’ANTHROPOLOGIE, la PSYCHOLOGIE (psychanalyse de Freud) au XX° se dégagent de la philosophie. La philosophie se rétrécit. Déjà, au siècle dernier, dans la LOI des TROIS ETATS, Auguste COMTE annonçait sa disparition. Selon lui, la philosophie devait être définitivement remplacée par la science.
« Loi des trois états » : L’humanité évolue à travers trois étapes obligatoires :
1. Premier stade (ou état) = l’enfance : le stade théologique. L’homme explique tous les phénomènes par la présence et la volonté des dieux. La tempête est causée par la colère de Neptune.
2. Deuxième stade = l’adolescence : le stade métaphysique. Tout s’explique par de grandes idées abstraites. Le « dynamisme » de l’air, le flux vital…
3. Troisième stade = la maturité : le stade scientifique ou « positiviste« . La science expliquera TOUT.
Que reste-t-il à la philosophie ? En réalité, la philosophie n’est pas morte. Elle a opéré un retournement sur le sujet pensant avec la phénoménologie. Mais surtout, elle connaît actuellement un rebondissement à partir de la science. A partir des découvertes de la fin du siècle, les scientifiques relancent les grands problèmes métaphysiques sur la nature de la matière, la conscience, l’espace et le temps et avec les problèmes moraux (éthiques) que pose la science.
Le domaine de la philosophie paraît être un lieu de contradictions, où aucune « vérité » n’est sûre. La même philosophie peut être interprétée de multiples façons. Tentons cet exercice à partir de l’allégorie de la caverne. (Voir les différentes lecture dans Commentaire/ caverne) Quelle conclusion doit-on en tirer ? La philosophie est-elle pur jeu intellectuel ?
5. Spécificité de la philosophie.
Différences avec religion, science, art et politique. En quoi la philosophie se distingue-t-elle des autres domaines de réflexion ?
| PHILOSOPHIE | RELIGION |
| Le philosophe cherche le Pourquoi. Il propose des hypothèses.La philosophie est un système hypothético-déductif, c’est-à-dire un raisonnement qui se déduit à partir d’hypothèses. En cela elle ressemble à une axiomatique. | Le religieux a la réponse. En général, les religions offrent des réponses sous formes de « révélations ». Les grands fondateurs de religions, Moïse, Bouddha, le Christ, Mahomet, affirment avoir eu un contact avec le divin ou le surnaturel. Le plus souvent l’existence de Dieu est posée comme une certitude. |
| Le philosophe utilise sa raison, c’est-à-dire un type de réflexion qui obéit aux lois logiques. Il vise une intelligibilité du monde. Il veut comprendre. | Le religieux donne sa « foi » = adhésion du cœur. Il accepte le « mystère » du monde, donc de ne pas tout comprendre. Il croit. |
| La philosophie est un système ouvert, en ce sens que chaque philosophe, à chaque époque, se donne et a le droit de critiquer, de remettre en question les systèmes des philosophes qui le précèdent, et de proposer une vision nouvelle de l’univers. | Les croyances se concentrent dans des dogmes fixes que tout fidèle doit accepter et respecter, en restant fidèle à la tradition. (Les traditions religieuses évoluent certes, mais très lentement.) |
| Du coup, la philosophie développe l’esprit critique et une sorte d’inquiétude, voire d’angoisse. La philosophie « grossit » les problèmes existentiels | La religion rassure l’homme, elle lui donne un sentiment de sécurité : être aimé de Dieu, par exemple. |
| Aucun rite. | Tout religieux doit accomplir un ensemble de rites. |
| Solitude de chaque philosophe. | Toute religion implique l’appartenance à une communauté. |
| PHILOSOPHIE | SCIENCE |
| Utilisation de la RAISON. Nécessité de cohérence logique. | Idem |
| La philosophie s’attache au POURQUOI | La science s’attache au COMMENT. |
| Mais, la philosophie cherche le SENS, la FINALITE de l’existence, de l’univers. | Tandis que le scientifique cherche à comprendre le FONCTIONNEMENT de l’univers, la cause des phénomènes. |
| Le philosophe utilise des mots, le langage linguistique | Le scientifique utilise un langage (code) logico-mathématique. |
| Les réponses des philosophes sont invérifiables et infalsifiables. Elles restent toutes des hypothèses | Les théories des scientifiques sont vérifiables et falsifiables (= on peut prouver qu’elles sont fausses) |
| La philosophie, au sens ancien, vise la SAGESSE, devait offrir une liberté ou un POUVOIR sur SOI-MÊME. | La science donne à l’homme : un POUVOIR sur le MONDE. |
| PHILOSOPHIE | POLITIQUE |
| Domaine de la Réflexion | Domaine de l’Action. Gouverner. |
| Organiser logiquement des idées pour accéder à la VÉRITÉ. | Politique idéale : Organiser les rapports entre les hommes pour réaliser la JUSTICE et l’HARMONIE |
| Politique idéale : Organiser les rapports entre les hommes pour réaliser la JUSTICE et l’HARMONIE | Politique réelle : Ambition et quête du POUVOIR (volonté de puissance). |
Conclusion
A quoi sert la PHILOSOPHIE ?
Tout dépend du sens donné à « servir » ? Si l’on raisonne en termes d’utilité pratique, la philosophie ne sert à rien. Mais sur un autre plan, elle aide à développer un sens critique et à conquérir une liberté de penser qui est le 1° degré de la liberté tout court !
D. Desbornes