Lacan

LACAN     XX° Psychiatre-psychanalyste  France.

Français (1901-1981) Psychiatre de formation, il devient un psychanalyste célèbre. Il affirme pratiquer un retour à ce qui est essentiel dans la théorie freudienne. Sa propre théorie est déroutante et a été controversée. Son langage ésotérique, à la syntaxe étrange, est incompréhensible aux non initiés et même à de nombreux initiés… Lacan a été exclu de l’Association Internationale de Psychanalyse. En 1964, il fonde sa propre école de psychanalyse, l’Ecole Freudienne, qu’il dissout en 1980 pour fonder La Cause Freudienne. 
Lacan articule son analyse de l’inconscient autour de trois concepts : 

L’imaginaire, le symbolique et le réel.

L’imaginaire est la synthèse illusoire et narcissique que nous fabriquons sur notre identité. Lacan part de l’exemple du stade du miroir. L’enfant placé devant un miroir jubile et réagit par une série de mimiques. Peu à peu, vers l’âge de dix-huit mois, il a construit et identifié son moi à cette image. Le moi est donc le résultat de la conquête d’une image virtuelle, illusoire et incomplète de soi. La réalité de notre moi nous échappe. Ce que nous appelons l’autre résulte du même processus, l’autre est imaginaire. Or nous croyons, toujours à tort, que l’autre possède ce qui nous manque. Donc la relation à l’autre est imaginaire.

Le symbolique, c’est le signifiant en général, c’est-à-dire tout ce qui fonctionne comme langage. C’est l’ensemble de tous les codes qui nous préexistent et qui nous traversent de part en part. Tout notre être est « pris » par le symbolique. « L’inconscient est structuré comme un langage », écrit Lacan. Le symbolique est « décentré » par rapport au réel, il tente de signifier un monde qui lui échappe nécessairement.

Le réel est ce qui est à l’extérieur de l’imaginaire et qui résiste à tout langage. Il est inaccessible, ce que Lacan traduit par : « Le réel est impossible ».  

La psychanalyse doit aider le sujet à se comprendre, c’est-à-dire passer de l’imaginaire au symbolique. C’est uniquement par le langage que le « ça » peut accéder au « je ».