Hobbes XVII° philosophe. Irlande.
Toutes nos connaissances viennent de nos sensations. Théorie empiriste.
« L’homme est un loup pour l’homme » L’état doit assurer la sécurité de la société. Le Léviathan
Je suis une chose qui pense. C’est fort bien dit ; car de ce que je pense, ou de ce que j’ai une idée, soit en veillant, soit ne dormant, l’on infère que je suis pensant : car ces deux choses, je pense et je suis pensant, signifient la même chose. De ce que je suis pensant, il s’ensuit que je suis, parce que ce qui pense n’est pas un rien. Mais où notre auteur ajoute : c’est-à-dire un esprit, une âme, un entendement, une raison, de là naît un doute. Car ce raisonnement ne me semble pas bien déduit, de dire : je suis pensant, donc je suis une pensée : ou bien je suis intelligent, donc je suis un entendement. Car de la même façon, je pourrais dire : je suis promenant, donc je suis une promenade…Nous ne pouvons concevoir aucun acte sans son sujet. Comme la pensée sans une chose qui pense, la science sans une chose qui sache, et la promenade sans une chose qui se promène. Et de là il semble suivre qu’une chose qui pense est quelque chose de corporel ; car les sujets de tous les actes semblent être seulement entendus sous une raison corporelle ou sous une raison de matière. HOBBES, Troisièmes objections contre les Méditations de Descartes