Teilhard de Chardin

Teilhard de Chardin        XX° : Jésuite et paléontologue    France 

(1881-1955) célèbre par sa découverte du « Sinanthrope » (homme de Chine), propose une vision synthétique et philosophique du déroulement universel de l’évolution. Il a écrit, entre autres, Le Phénomène Humain. Dans cette œuvre, il explique que l’univers est traversé par une « force » qui le  spiritualise.

1. Du minéral au végétal, il s’est produit un « saut qualitatif » très complexe. La fleur accomplit une synthèse des éléments minéraux qu’elle transforme en un être vivant, ayant une forme particulière, des couleurs, un parfum qui ne sont pas dans le minéral.

2.  Du végétal à l’animal, la synthèse est encore bien plus complexe. L’animal transforme les éléments minéraux et végétaux dont il se nourrit, en un être doué de mobilité, d’instincts divers et d’affectivité.

3. De l’animal à l’humain la synthèse est prodigieuse, elle aboutit à la complexification cérébrale du phylum (= caractères d’une espèce donnée) humain qui permet le surgissement de la conscience de soi. L’activité humaine transmute toute l’énergie qu’elle reçoit des règnes « inférieurs » en art, en technologie, et surtout en pensée. 

Teilhard de Chardin nomme « Noosphère » ce stade d’évolution. (Lorsque vous faites une dissertation, vous transformez en réflexion l’énergie qui vous a été fournie par l’oxygène, les minéraux, les fruits et légumes, les viandes et poissons dont vous vous êtes nourris !!) Ainsi l’humanité à sa façon « travaille » au processus de transformation de l’univers en règnes de plus en plus subtils. 

D’autres chaînons apparaîtront, qui finiront par métamorphoser la totalité de l’univers en ESPRIT

De  l’ α  (alpha : première lettre de l’alphabet grec = le commencement) à  l’ ω  (oméga : dernière lettre de l’alphabet grec = la fin), la totalité du monde sera divinisée.

Ainsi, l’entropie apparente de l’univers est le résultat de sa transmutation invisible.

Teilhard de Chardin a eu d’énormes difficultés, de son vivant, avec l’Eglise. Ses théories n’étaient pas en accord avec la conception de l’Eglise. Ses œuvres n’ont été publiées qu’après sa mort en 1955.