Épicure IV-III° siècle Grèce. Philosophe épicurien.
L’Epicurisme. Une conception populaire et erronée de l’épicurisme le confond avec le Cyrénaïsme. En réalité, la théorie d’Epicure (341-270 av. J-C.) est beaucoup plus subtile. En effet pour Epicure, le bonheur consiste d’abord à supprimer la souffrance afin de se trouver dans un état de calme total (ataraxie = absence de troubles). Pour y parvenir Epicure explique, dans un premier temps, que toutes nos craintes liées à la peur de la mort ne sont que des superstitions sans fondement. L’âme est constituée d’atomes matériels très fins qui se désagrègent à la mort. Donc quand nous mourrons, notre âme n’est plus là pour déplorer sa propre mort ! « La mort n’est rien pour nous puisque lorsque nous existons, la mort n’est pas là et lorsque la mort est là, nous n’existons pas. » Epicure.
Dans un deuxième temps Epicure explique que nos désirs sont une autre cause de grande souffrance. La tranquillité de l’esprit peut être obtenue grâce à une savante gestion des désirs capable d’éliminer les états parasitants. Il existe trois catégories de désirs :
Les désirs « non naturels » et « non nécessaires » : l’ambition politique par exemple, ou le fait de boire un vin précieux dans une coupe en or. Il faut les éliminer.
Les désirs « naturels non nécessaires » parmi lesquels l’amour. Pour leur satisfaction il faut savoir en calculer les effets et savoir y renoncer s’ils risquent d’apporter des désagréments.
Enfin seuls les « désirs naturels et nécessaires » doivent être satisfaits : boire de l’eau, manger du pain et des fruits, cultiver l’amitié et les plaisirs de l’intelligence. Finalement l’on constate que cette conception du bonheur est très ascétique !
Tout est fait d’atomes. Tout se défait à la mort. L’âme est faite d’atomes subtils qui se désagrègent eux aussi à la mort. Les dieux ne s’occupent pas de nous. Ils sont en partie créés par notre imagination. La mort n’est pas à craindre puisque lorsqu’elle est là, nous ne sommes plus là !